dimanche 29 avril 2007

Mick en surchauffe

Jumpin' Jack Flash
Rolling Stones
I was born in a cross-fire hurricane
And I howled at my ma in the driving rain,
But its all right now, in fact, its a gas!
But its all right. Im jumpin jack flash,
Its a gas! gas! gas!

I was raised by a toothless, bearded hag,
I was schooled with a strap right across my back,
But its all right now, in fact, its a gas!
But its all right, Im jumpin jack flash,
Its a gas! gas! gas!

I was drowned, I was washed up and left for dead.
I fell down to my feet and I saw they bled.
I frowned at the crumbs of a crust of bread.
Yeah, yeah, yeah

I was crowned with a spike right thru my head.
But its all right now, in fact, its a gas!
But its all right, Im jumpin jack flash,
Its a gas! gas! gas!
Jumping jack flash, its a gas
Jumping jack flash, its a gas
Jumping jack flash, its a gas
Jumping jack flash, its a gas
Jumping jack flash

samedi 28 avril 2007

Si Rome m'était contée


Si je vous dis Vespa, Colisée, Fiat 127 pourrave, Fontaine de Trevi , la Dolce Vita, ou les studios de la Cinecitta (pour les cinéphiles) vous me répondrez … ?
Rome bien sûr.
Si vous me dites, César, Marc-Antoine, Pullo et Vorenus, Atia, Servilia …je vous répondrais, Rome bien sûr.
Cette série événement m’a fait battre des records que je ne pensais pas pouvoir atteindre un jour : 6 heures de suite scotchée devant mon écran à dévorer des yeux toute la 1ère saison, puis 2 semaines plus tard la 2ème saison !
Avec, au final, des yeux de junkie proche de l’overdose (ma seule référence en la matière étant Requiem for a dream ou les yeux de malade de Malcom Mc Dowell dans Orange mécanique) ... et des petits woody woodpecker dans le crâne qui martelaient sec !

Voici pour un 1er tableau de cette Rome Antique : 50 ans avant JC, César revient de sa campagne victorieuse en Gaule avec, dans ses bagages, ses butins de guerre dont Vercingétorix, qui sera oublié dans des oubliettes, et ses troupes de solides gaillards.
Parmi ces solides gaillards, Lucius Vorenus (coincé du sphincter) et Pullo (bon vivant délectable).
Sans oublier Marc-Antoine, qui en terme de magnificence, ferait pâlir d’envie un Richard Burton.
César revient donc en vrai héros du peuple, et veut prendre les rennes du pouvoir en todo solo, dans une Rome républicaine, ce qui lui met à dos et son meilleur ennemi Pompée, et une grande partie des gros pontes du Sénat ( Cicéron, Caton … et Brutus).
La 1ère saison est un état des lieux de ce retour, sur fonds de guerre civile, et de toutes ses conséquences sur la vie romaine. Des conséquences politiques, populaires, chez les patriciens (nobles), et chez la plèbe (le peuple). La série nourrit tous les préjugés que l’on a sur cette époque, mais joue également avec nos idées préconçues en contournant certains faits que l’on croyait des vérités historiques : il faut voir l’arrivée du personnage de Cléopâtre, vers les derniers épisodes, pour comprendre ce que je dis.

On s’y croirait : les rues de Rome aux gros pavés et grafittis souvent obscènes sur les murs, les mœurs grandeur & décadence (violence à chaque coin de rue et égoûts où s'amoncellent les cadavres, sexualité débridée et décomplexée…), les intrigues et trahisons politiques, les croyances et bidouilleries religieuses.

C’est Dallas en plus classe, et ici les J.R sont légions : Atia, Servilia, Marc-Antoine … Mais on n’arrive pas vraiment à les détester.
Coup de cœur pour la machiavéliquo-vénéneuse Atia qui n’en peut plus de se triturer les méninges pour jouer un nouveau tour pendable à sa meilleure ennemie, Servilia, ou pour garder Marc-Antoine dans son lit.
Le duo Atia-Servilia se livre, ainsi, une guéguerre de mégères non apprivoisées. Elles se détestent cordialement, et se le font régulièrement savoir à grand coup de tentatives d’empoisonnement et autres grands témoignages d’affection.
Mais je réalise que je parle, je parle, et qu’il serait plus judicieux de vous dresser un portrait de tous les personnages pour que vous compreniez le pourquoi du comment.
LA BANDE DE JOYEUX LURONS


César

Que dire de plus ? Le nom parle de lui-même. Il faut tout de même préciser que l’acteur l’incarne à la perfection. Avec des infos supplémentaires sur le personnage qui ne sont pas forcément dans le domaine public : le Grand mal qui le ronge, ses intrigues, ses amours …


Marc-Antoine

Bras droit de César, seigneur de guerre, et une magnifique brute attachante (« il m’attache beaucoup » comme dirait le Chouchou de Gad). Excellent général, aimé de ses troupes et qui n’hésite pas à mouiller la tunique. Il a une libido « exigeante » : et vas-y que je te trousse une bergère sur le bord de la route, et vas-y que je me fais des parties fines avec des esclaves ... sans oublier Atia, sa maîtresse officielle.
Il dirige entre autres la 13ème légion, dans laquelle officient les centurions Lucius Vorenus et Titus Pullo.
Son meilleur ennemi et souffre-douleur en chef est Cicéron, gringalet et grand orateur du Sénat.


Lucius Vorenus

Pour ne pas focaliser sur la noblesse romaine, la série fait appel aux 2 soldats de la 13ème légion, que sont Vorenus et Pullo. Ils légitiment les incursions dans les quartiers popu du mont Aventin, au retour des troupes à Rome, et nous permettent d’en savoir un peu plus sur les conditions de vie dial Chaab. Lucius démarre la série en psycho-rigide, très à cheval sur la morale et les principes, et n’arrive pas à se montrer tendre avec sa femme, Niobé (actrice indienne magnifique, qui a joué notamment dans « Kama Sutra », pas aussi sulfureux que son nom pourrait le laisser penser). Il démarrera une amitié à la vie à la mort avec Pullo, son exact opposé. D’autres petites histoires se déroulent en parallèle, mais je préfère vous laisser les découvrir.


Titus Pullo

Plus brouillon que son grand pote Vorenus, il est le charme personnifié. Instable, casse-cou et anti-conformiste en diable. C’est un électron libre, sans vie familiale (enfin, qui vivra verra). Il finit régulièrement dans les bouges de Rome, le gosier en feu et la catin épuisée à ses côtés.


Atia

C’est une vraie … comment dire … "petite salope" ! Cette veuve joyeuse inviterait dans son lit tout Rome si ça pouvait servir ses intérêts, et ferait zigouiller tout le reste dans la même optique. Elle n’hésite pas à utiliser ou réarranger la vie de ses enfants (Octave et Octavia) pour nouer des alliances ou intriguer à tout va. Elle n’a aucun scrupule, aucune morale si ce n’est la sienne. Cependant, au fil des épisodes, on s’attache à ce personnage haut en couleurs. Nièce de César, elle fait donc partie de la haute-noblesse en étant membre de la famille des Julii.
Maîtresse officielle de Marc-Antoine, elle éprouve sûrement des sentiments pour lui. Ces 2 là s’en donnent à cœur joie, devant les esclaves qui restent au piquet, en attendant que leur maîtresse et son amant finissent leurs joyeusetés acrobatiques.
Golden Globe de la meilleure interprétation pour Polly Walker, alias Atia !


Servilia

Classe icebergienne et Ennemi public n°1 à l’échelle Richter d’Atia. Moins devergondée que cette dernière, elle attend avec impatience le retour de César, son amant. Au gré des épisodes, certains événements viendront la pousser à haïr César et Atia, et chercher par tous les moyens à entraîner leur perte.
Petit indice : C’est la mère de Brutus.


Octavius

Fils d’Atia, il démarre la saison en ado. C’est un intello plus qu’un guerrier, qui commence à développer une morale plus ou moins rigide (à l’opposé des frasques de sa môman). Chouchou de César, sa mère le pousse à développer plus sa « virilité », ce qui d’ailleurs n’a absolument rien à avoir.


Ce péplum revisité a bénéficié d’un budget record pour une série (100 millions de dollars pour la 1ère saison), ce qui lui a permis de se lâcher au niveau de la reconstitution de Rome, des combats très réalistes dont notamment une scène d’arène mémorable, des défilés, type retour du héros, très hauts en couleur, et autres nombreux postes de dépense.
La série étant une collaboration entre HBO (Sex & the city, 6 feet under…) et la BBC, la plupart des acteurs sont anglais. Conséquence agréable, les accents delightful des faubourgs londoniens, voire d' acteurs Shakespeariens. Pas très italien me direz-vous ? Tant qu’à faire, je préfère vous conseiller de le regarder plutôt en VO qu’en français, parce qu’on y perd en réalisme.
Ce n’est absolument pas une série familiale ! Sans être hardcore, les corps nus se balancent avec nonchalance sans aucune feuille de vigne à portée de main, et les scènes de galipettes sont plutôt gratinées. De plus, le ketchup gicle abondamment avec quelques têtes et membres coupés ici et là.
Mais cela reflète la réalité de l’époque où la morale était secondaire (je me répète), où pour un oui ou pour un non on trucide son voisin ou sa voisine, où l’on torture et viole à tour de bras, où l’on a droit de vie ou de mort sur ses esclaves, et où la sexualité n’est pas vécue comme une hchouma. Bizarrement, l’homosexualité n’est abordée que quelques fois alors que la bisexualité était normale pour l’époque.

Volontairement, je ne parle pas de la 2nde saison parce qu’il faudrait que je révèle un spoiler sur la fin de la 1ère.
En même temps, l’histoire est connue de tous ! :)
Et puis j’attend toujours ce foutu 10ème et dernier épisode de la 2ème saison que mon dealer dvdien n’a toujours pas ! J’ai beau le harceler (menaces psychologiques, écoutes téléphoniques … comme dirait l’autre), walou, pas encore là kimedi !
Ca devient ma quête du Graal perso !
Dès que je l'ai, je plonge pendant 45 minutes en apnée et je dis au revoir à toute la bande ! Il n'y aura pas de 3ème saison !